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agriculture elevage

Origines

Les premiers hommes vivaient de cueillette, de la pêche et de chasse.

Le passage d'une stratégie d'exploitation directe de l'environnement à l'agriculture et à l'élevage est généralement présenté comme naturel, mais on connait peu les pratiques intermédiaires qui pourraient expliquer le glissement de l'une à l'autre.

Ainsi, il y a bien un mystère de l'apparition de l'élevage, dont l'explication a peut-être été trouvée chez les ainous avec leur rituel de l'ours : l'élevage pourrait avoir été un produit d'un rituel sacrificiel, un animal, élevé comme un membre de la famille et en son sein, servant aux sacrifice lorsqu'un rituel l'exige.  donnant alors (ou non) un résultat en fonction de l'animal utilisé ;  conduisant à l'apparition du , bovin sauvage aux bovins domestiques, ou ours chez les aïnous, ce qui ne mène à rien de matériellement 'utilitaire mais fournit une piste explicative.

Des peintures murales de la montrent que les animaux sont associés à la chasse, ainsi qu'à la tauromachie.

L'élevage

Les premières traces d'élevages d'herbivores découvertes en datent de . L'homme, dès 3000 ans avant JC a contribué à introduire des espèces domestiquées hors de leur zones naturelle de répartition, jusque dans les  en Europe de l'Ouest, modifiant ainsi leurs caractéristiques  premières.

Pendant le haut  en, la consommation de viande semble avoir été relativement importante, au moins pour la partie la plus riche de la population écrivait que « Des siècles durant, au Moyen Âge, elle (L'Europe) a connu des tables surchargées de viandes et des consommations à la limite du possible ». L'élevage fournissait d'autres ressources telles que le lait, le cuir, la laine et la graisse. Il permit une civilisation de l'objet au  : le cuir était transformé en chaussures ; le  était de la peau traitée. La laine alimentait l'industrie drapière. Les boyaux et les cornes entraient dans la fabrication d'instruments de musique.

Les paysans utilisent la force des animaux pour les travaux agricoles : bœufs et chevaux tirent la  ou la . Ils réalisent les  de charrois (transport de vin, de blé, de bois, de paille). Les chevaux étaient parmi les biens les plus précieux des  et des armées. Plus tard, ils ont halé les navires et péniches sur les fleuves. Certains ont longtemps utilisé leur force de travail.

L'élevage fournit aussi de manière indirecte ou direct des  pour amender les terres dans les systèmes dites de -élevage.

But

 
 

Les diverses activités mises en œuvre pour l'élevage sont :

  • gérer la production des animaux adultes pour les multiplier.
  • leur fournir gite, nourriture, soins, en vue de leur utilisation et/ou de leur production.

Les produits de l'élevage sont :

  • les animaux eux-mêmes (jeunes pour l'accroissement des troupeaux, animaux de repeuplement de territoire de chasse ou de pêche, ) ;
  • les produits animaux pour l'alimentation humaine (ou animale) : , miel ;
  • des produits non alimentaires : , etc. ;
  • des sous produits :  ;
  • le travail ( policiers,  de chasse...).

L'élevage s'applique généralement aux espèces d'animaux domestiques, mais pas exclusivement. On élève aussi des animaux sauvages, par exemple les .

L'élevage fait appel à un certain nombre de sciences et de techniques :

  •  

De nos jours, l'élevage peut aussi avoir pour objectifs de contribuer :

  • à la préservation de paysages ouverts, de milieux naturels (comme les  par exemple5), de pâtures à vocation de protection des sols et de puits de carbone ;
  • à la préservation des espèces et des races domestiques à faible rendement menacées de disparition (élevage conservatoire) ;
  • aux loisirs :  et de concours, , etc.

D’après le dernier recensement de la , le monde compte 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, un milliard de cochons et un milliard de canards.

Problèmes posés par l'industrialisation de l'élevage

 
 

La puis surtout l'industrialisation rapide de l'élevage au  n'a pas été sans impacts négatifs sur l'environnement et pose des questions nouvelles dans les domaines de la , de l, du t, de la  et de la  et  ; en particulier. Ceci concerne aussi l', dont les effets doivent être mis en balance toutefois avec l'effondrement d'une partie importante du "stock" en raison de la , que certains estiment être un  des écosystèmes littoraux, toute en tenant compte qu'elle a augmenté la demande en  qui massivement à la surpêche);

Parmi les problèmes les plus souvent cités, il est question :

  • des méthodes de  et une  (souvent contrainte ou totalement ) appauvrissant la  des espèces et souches élevées, et favorisant potentiellement les dans un contexte de mondialisation de l'élevage ;
  • Le pâturage sur les lieux d'anciennes forêts peut avoir un impact irréversible sur la biodiversité forestière, à échelle humaine de temps, même si la forêt repousse sur le même site
  • la diffusion dans les pays riches de l' est un facteur de bouleversement des paysages (les cultures industrielles de soja et maïs remplacent les pâtures qui étaient des puits de carbone, des filtres pour l'eau) ;
  • la diffusion planétaire de l'élevage en batterie (élevages de plus de 10 000 à 50 000 volailles, qui semblent avoir eu un rôle dans la diffusion du virus  et d'autres pathogènes),
  • la possibilité de fortement stimuler la  ou la production de viande par l'usage d' alimentaires ou l'utilisation d' ( essentiellement), la possibilité d'utiliser des hormones (injection de ) ou d'un éclairage artificiel forçant les animaux à se reproduire à des périodes qui ne sont pas naturelles), ou encore la possibilité de  des animaux ou de les modifier par génie génétique sont à l'origine de questions sociétales nouvelles, et parfois à l'origine de conflits commerciaux actuellement principalement gérés par l'.
    À titre d'exemple : Des laboratoires ont réussi à produire par  des hormones de synthèse (ex ) dont les effets de  sur la  des consommateurs sont discutés.
  •  
  • Les méthodes modernes d'élevage (aliments à base de  et , farines de poisson, ainsi que la consommation de , eau,  et autres  à forts  en amont) ont eu des effets économiques et sociaux (le nombre d'emplois nécessaires pour produire une tonne de viande a fortement baissé depuis le XIXe siècle) et des effets en termes d'.
  • la diffusion dans l'environnent de résidus de  via les  et excréments (lisiers, fumiers) à partir d'élevages (notamment de bovins ou de porcs et à partir des ) est un problème émergent, qui semble déjà avoir des effets importants.
  • la consommation de viande augmente fortement dans les  et notamment en  et que « l'homme consomme annuellement plus de 53 milliards d'animaux par an (dans l'ordre : poulets, canards, porcs, lapins, dindes, moutons, chèvres, bovins et chevaux) ». Ce qui, en Occident représente « 98 % de la totalité des animaux avec lesquels les humains sont en interaction. (...) Les abattoirs américains tuent plus de 23 millions d’animaux par jour (...) Selon les estimations de l’ONU (FAO), la production mondiale de viande et de lait doublera d’ici 2050 ». Une questions abordée par les éthiciens est celle de la condition animale, que certains traitent de manière plus générale dans la question de la «  morale des humains à l'égard des animaux ».

L'élevage génère de nombreux impacts environnementaux, directs ou indirects, immédiats ou différés estimés importants par l', et son agence la  qui le rappelle régulièrement. « Le risque de zoonoses s’intensifiera à l’avenir, compte tenu de la montée démographique et de la croissance de la population animale, des changements dynamiques de la production animale, de l’émergence de réseaux agro-alimentaires mondiaux et de l'accroissement sensible de la mobilité des hommes et des marchandises (...) la concentration excessive d’animaux dans de grandes unités de production industrielle est à éviter, et il faut envisager des investissements pour renforcer la biosécurité et améliorer la surveillance des maladies afin de sauvegarder la santé publique » que la production intensive de viande et de lait génèrent en amont des impacts environnementaux sur les sols, l’air, l’eau et les écosystèmes.

L'un des problèmes est l'émission de  par les animaux élevés, par la filière viande, et par les cultures qui alimentent ces animaux et qui contribuent à la , c'est-à-dire au recul des  et d'écosystèmes qui stabilisaient le climat et les , et les experts pensent que la demande mondiale en protéines pourrait encore croître de 50 % de  à .
L' (OIE) a annoncé en 2010 qu'elle allait réunir des experts pour étudier les impacts de l’élevage sur les écosystèmes et les changements climatiques.

Article connexe : .

Contrôles

En raison des risques de  et de maladies induites par des viandes ou conserves avariées, ou de trafics d'hormones, la filière et la commercialisation des viandes font l'objet de certains contrôles.

En France

En 2011, à la demande du gouvernement, deux ministères (agriculture & environnement) ont demande au  et au  de faire des propositions de simplification des dossiers et les contrôles opérés dans les élevages. Un rapport a synthétisé les propositions d’un groupe de travail ayant associé les organisations professionnelles agricoles et les administrations concernées. Ce rapport (56 pages) a été rendu aux ministres en janvier 2012, et rendu public le 8 mars 2012, 4 jours après la fin du .
Le rapport, intitulé "Simplification des dossiers et des contrôles environnementaux en élevage" (56 pages), synthétisant les propositions d’un groupe de travail ayant associé les organisations professionnelles agricoles et les administrations concernées, contient des propositions de simplification de procédure (ex : possibilité de déposer le dossier sous forme numérique) et des propositions visant à limiter les possibilités de recours (des préfets notamment) ou visant à allonger les délais entre eux contrôles des élevages (un contrôle qui pourrait être porté à tous les 10 ans, avec des délais allongé de 5 à 7 ans si l'agriculteur est certifié ou adhère à de bonnes pratiques. Le contrôle périodique présenté par ce rapport comme "ayant d'abord une vocation pédagogique", et pouvant être à rapprocher des "régimes à adhésion volontaire  : certification environnementale et charte des bonnes pratiques d'élevage en particulier"; Il utiliserait la documentation laissée chez l'éleveur (p. 15 du rapport)... Une certification environnementale à 3 conditions pourrait valoir contrôle.
Selon ce rapport, concernant la « vérification de l'existence de capacités de stockage suffisantes pour les effluents d'élevage, la charte des bonnes pratiques est plus précise que le contrôle périodique : même si le technicien est invité à faire preuve de compréhension, il doit relever l'absence de capacité de stockage, ce que le contrôle périodique ne fait pas ». En cas d'adhésion à la charte, le rapport propose d'utiliser pour le contrôle périodique les documents remis à l'éleveur à l'issue de l'audit charte (et réciproquement) (...) en recherchant « en priorité à élargir la reconnaissance que donne pour l'éleveur la participation à la charte ».

Types d'élevage

  • L', ancestral et nomade, relevant du système d'.
  • L'élevage traditionnel, associé à la culture des sols, assurant l'autosuffisance générale ou partielle.
  • L'élevage bio, axé sur la production d'origine animale et sa commercialisation avec un minimum souhaité d'effet négatif sur l'environnement.
  • L'élevage conventionnel, axé sur la production d'origine animale (viande, lait, œuf...) et sa commercialisation à grande échelle.
  • L' ou industriel, c'est l'élevage conventionnel axé sur le maximum de rentabilité.
  • Le , c'est l'élevage familial ou à petite échelle, encouragé dans les villages isolés ou défavorisés pour remplacer la cueillette et le braconnage.

Elevages spécialisés

 

 

 

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