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L’histoire de la météorologie remonte à l’Antiquité. Mais la météorologie scientifique est née au XVIIe siècle avec les premiers instruments de mesure, en particulier le baromètre et le thermomètre. La démarche scientifique a peu à peu permis de définir les grandeurs physiques fondamentales de l’atmosphère et de découvrir les lois qui les régissent. Les longs cheminements de la compréhension des phénomènes atmosphériques, de la connaissance du climat et de la prévision du temps se sont appuyés sur une imbrication de progrès de la science, de la technique et de l’organisation. Nous vous proposons de découvrir l’histoire de la météorologie en France illustrée par quelques dates importantes dans les domaines de la théorie, de l’instrumentation, des réseaux de mesure, de la diffusion de l’information, des services rendus aux utilisateurs L’histoire de la météorologie remonte à l’Antiquité. Mais la météorologie scientifique est née au XVIIe siècle avec les premiers instruments de mesure, en particulier le baromètre et le thermomètre. La démarche scientifique a peu à peu permis de définir les grandeurs physiques fondamentales de l’atmosphère et de découvrir les lois qui les régissent. Les longs cheminements de la compréhension des phénomènes atmosphériques, de la connaissance du climat et de la prévision du temps se sont appuyés sur une imbrication de progrès de la science, de la technique et de l’organisation. Nous vous proposons de découvrir l’histoire de la météorologie en France illustrée par quelques dates importantes dans les domaines de la théorie, de l’instrumentation, des réseaux de mesure, de la diffusion de l’information, des services rendus aux utilisateurs et de la coopération internationale.

 


Vers 340 avant J.C.
Publication des Météorologiques d’Aristote (384-322 av. J.C.)

Les quatre éléments d’Aristote (eau, terre, air, feu) représentés dans Liber methaurum, commentaires des Météorologiques par Albert-le-Grand (1193-1280), ouvrage paru en 1488

XVIIe siècle
L’invention du baromètre et du thermomètre fournit les moyens de mesure nécessaires à l’étude scientifique de l’atmosphère. Ainsi, en 1648, Blaise Pascal (1623-1662) organise une expérience au cours de laquelle Florin Périer vérifie que la hauteur atteinte par la colonne de mercure dans un tube de Torricelli est nettement inférieure au sommet du Puy-de-Dôme qu’à son pied.


Florin Périer (1605-1672) mesurant la hauteur du tube de Torricelli sur le haut du Puy-de-Dôme. Gravure parue dans Les Merveilles de la science par Louis Figuier
 

1778-1793
La Société Royale de Médecine lance une enquête systématique sur les conditions météorologiques : pression, température, état du ciel, précipitations, vent et humidité. Les moyennes mensuelles sont publiées dans la revue Histoire et mémoires de la Société Royale de Médecine par Louis Cotte (1740-1815), secrétaire scientifique de l’enquête.

Résultats moyens des cinq années d'observations (1780-1784) à Haguenau (Alsace) réalisés par M. Keller docteur en médecine. Extrait de la correspondance de la société Royale de Médecine (Cotte L., 1788 : Mémoires sur la météorologie, pour servir de suite et de supplément au traité de météorologie publié en 1774, tome II.)

1804
L’exploration verticale de l’atmosphère se développe à l’aide des montgolfières. Lors de la première ascension scientifique en ballon, organisée par l’Académie des sciences. Jean-Baptiste Biot (1774-1862) et Louis Gay-Lussac (1778-1850) effectuent des mesures de pression et de température jusqu’à 4000 m d’altitude.


Biot et Gay Lussac exécutant des expériences à l'altitude de 4 000 mètres le 20 septembre 1804. Extrait de La Nature 1874, p. 328

1824
Joseph Fourier (1768-1830) établit les principes de l’effet de serre dans un mémoire publié dans les Annales de chimie et de physique

 


1855
En s’appuyant sur l’analyse de la tempête du 14 novembre 1854 qui a détruit une grande partie de la flotte franco-anglo-turque durant la guerre de Crimée, Urbain Le Verrier (1811-1877), directeur de l’Observatoire de Paris, convainc Napoléon III de créer un service météorologique destiné à avertir les marins de l’arrivée des tempêtes. Il organise un réseau de stations qui communiquent leurs mesures par le télégraphe électrique nouvellement installé en France. Ce réseau est ensuite progressivement étendu à l’Europe.

Statue d'Urbain Le Verrier, fondateur du Service météorologique français, érigée devant les bâtiments de l'Observatoire


1863

L’Observatoire de Paris entreprend de diffuser régulièrement des télégrammes d’avertissement aux ports. Cette même année, débute la publication quotidienne de cartes météorologiques dans le Bulletin de l’Observatoire.


La première carte météorologique publiée en France, situation du 07 septembre 1863 extraite du Bulletin International de l'Observatoire

1865
Pour étudier le climat de la France, un service d’observations météorologiques est mis en place dans les Ecoles normales primaires. Ce réseau est complété par l’organisation du recueil des observations d’orages dans chaque canton.



Orages du 17 juillet 1865. Atlas des orages de l'année 1865.
 

1874
Léon Brault (1839-1885), chef du Bureau météorologique au Dépôt des cartes et plans de la Marine, commence la publication de cartes climatologiques de vents sur les océans pour les besoins de la navigation.


Carte de la direction et de l'intensité probables des vents. Atlantique Nord. Juillet, Août, Septembre. Brault L., 1874. Atlas météorologique de l'Observatoire de Paris - Années 1872, 1873 et 1874.


1876
De nouveaux procédés d’impression permettent de reproduire des documents graphiques suffisamment rapidement pour les publier dans un quotidien. Ainsi, le journal L’Opinion nationale publie chaque jour une copie de la carte météorologique établie par l’Observatoire de Paris.


La situation du jeudi 31 juillet 1873 dans le Bulletin de l’Observatoire. 1878
Après la mort de Le Verrier, le service météorologique quitte l’Observatoire et devient le Bureau central météorologique (BCM), organisme rattaché au ministère de l’Instruction Publique et dirigé par Eleuthère Mascart (1837-1908).


Le Bureau central météorologique de France. Angot A., 1889. La Nature, 1889, tome 2, 182-186.

1892
Gustave Hermite invente le ballon-sonde emportant des instruments enregistreurs qui sont récupérés après être retombés au sol.


Lancement du ballon sonde l'Aérophile en 1893.

1895
Alfred Angot (1848-1924) publie le premier catalogue des observations météorologiques faites en France depuis l’origine jusqu’en 1850, travail précurseur pour l’histoire du climat.


Alfred Angot, directeur du Bureau central météorologique de 1908 à 1921

1896
Léon Teisserenc de Bort (1855-1913) fonde à Trappes, en région parisienne, l’Observatoire de météorologie dynamique où il organise l’observation de la structure verticale de l’atmosphère par des mesures systématiques à l’aide de cerfs-volants et de ballons-sondes.


Météorographe construit par Jules Richard et modifié par Teisserenc de Bort, 1898. Placé dans une nacelle en osier emportée par un ballon-sonde, il enregistre sur un cylindre enduit de noir de fumée la pression atmosphérique (baromètre à tube de Bourdon), la température (bilame) et l'humidité de l'air (hygromètre à cheveu) du sol jusqu'à l'altitude d'éclatement du ballon. Au-dessus de la nacelle, le parachute replié

 

1896
Hugo Hildebrand Hildebrandsson et Léon Teisserenc de Bort publient le premier Atlas international des nuages, sous l’égide du Comité météorologique international.

Page intérieure de l'Atlas International des nuages de 1896 avec des photographies colorisées

1902
Léon Teisserenc de Bort communique à l’Académie des sciences la découverte de l’existence d’une zone, située vers 10 km d’altitude, où la température cesse de décroître. Quelques années plus tard, il désignera par stratosphère la couche dans laquelle la température s’accroît.


Diagramme d'enregistrement d'un sondage

1915-1916
Pour les besoins des opérations de la première guerre mondiale, plusieurs Services météorologiques aux armées sont créés, en particulier pour l’aviation, l’artillerie et les compagnies de gaz de combat.


Levage d'un appareil de sondage basse couche par ballon captif de l'aérostation militaire (C. Saconet) à l’Observatoire de Trappes  1920
L’Office National Météorologique (ONM) succède au BCM et regroupe, à partir de 1921, les services météorologiques aéronautique et militaire.



1920
Le Jacques Cartier, navire école de Compagnie générale transatlantique, est transformé en station météorologique. Au cours de ses traversées de l’Atlantique, il collecte et rediffuse, par radio, les observations faites par les navires.

Carte météorologique tracée à bord du Jacques Cartier, le 01/03/1925

1922
L’émetteur de la Tour Eiffel diffuse les premiers bulletins radiodiffusés de prévision météorologique pour les usagers.

Réception du premier bulletin météorologique émis par la tour Eiffel en juillet 1922 dans une cour de ferme en Ile de France

1929
A Trappes, Robert Bureau (1892-1965) invente la radiosonde. Il s’appuie sur les travaux de Pierre Idrac (1885-1935) qui a réussi en 1927 la première transmission depuis la stratosphère à l’aide d’un petit émetteur radio emporté par un ballon.

Radiosonde fabriquée pour l’année polaire 1932-1933

1930
Les raids aériens des pionniers de l’aéronautique nécessitent une protection météorologique de grande qualité. Ainsi, avec l’assistance des prévisionnistes de l’ONM, Costes et Bellonte effectuent la première traversée aérienne Paris-New York le 31 août 1930.

Carte de la situation météorologique du 31 août 1930.

1937
Les radiosondages réguliers débutent au Fort de Saint-Cyr, en région parisienne, et sur le navire météorologique français Carimaré.


Lancement d'un ballon de radiosondage à bord du Carimaré, navire de la Compagnie Générale Maritime loué par l'Office National Météorologique. Le Carimaré fit quatre campagnes de mesures dans l'Atlantique Nord entre 1937 et 1939.









 
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